
Comment apprendre les tables de multiplication facilement ? Astuces et méthode
Les tables de multiplication font partie des bases du calcul. Elles servent partout : pour poser une division, simplifier une fraction, calculer un prix ou appliquer une règle de trois. Pourtant, beaucoup d’enfants (et d’adultes !) ont du mal à les retenir. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de tout apprendre par cœur d’un seul coup. Avec une méthode progressive, quelques astuces bien choisies et un peu d’entraînement régulier, les tables deviennent beaucoup plus faciles à mémoriser.
Pourquoi apprendre les tables de multiplication ?
Une multiplication est une addition répétée. Calculer 4 × 3, c’est additionner 3 fois le nombre 4 : 4 + 4 + 4 = 12. Cette façon de voir les choses aide à comprendre ce que l’on calcule, mais elle devient vite trop lente avec des nombres plus grands.
Connaître ses tables permet donc de gagner du temps et de libérer son attention pour le reste du problème. Quand les résultats viennent tout seuls, on peut se concentrer sur la méthode : les étapes d’une division posée, la recherche d’un dénominateur commun ou le raisonnement d’un problème.
Moins de résultats à retenir qu’on ne le croit
Les tables de 1 à 10 contiennent 100 résultats. Mais une propriété très utile réduit fortement ce nombre : la commutativité. L’ordre des nombres ne change pas le résultat d’une multiplication : 3 × 7 = 7 × 3 = 21. Une fois que l’on connaît 3 × 7, on connaît donc aussi 7 × 3.
Grâce à cette règle, les 100 multiplications se ramènent à 55 résultats différents. Et parmi eux, beaucoup sont déjà faciles : la table de 1 (le nombre ne change pas), la table de 10 (on ajoute un zéro), la table de 2 (on calcule le double) ou la table de 5. Au final, il ne reste qu’une petite poignée de résultats vraiment difficiles.
Dans quel ordre apprendre les tables ?
Pour avancer sereinement, mieux vaut commencer par les tables les plus simples et s’appuyer sur elles pour découvrir les suivantes. Voici un ordre qui fonctionne bien :
- Tables de 1, 2 et 10 : les plus intuitives (le nombre lui-même, le double, ajouter un zéro).
- Table de 5 : les résultats se terminent toujours par 0 ou 5.
- Tables de 4 et de 3 : la table de 4 est le double de la table de 2.
- Table de 9 : très facile avec les astuces ci-dessous.
- Tables de 6, 7 et 8 : les plus exigeantes, mais la plupart de leurs résultats sont déjà connus grâce aux tables précédentes.
L’idée est de ne passer à la table suivante que lorsque la précédente est bien installée. Quelques minutes par jour valent mieux qu’une longue séance une fois par semaine.
Les astuces pour retenir les tables plus facilement
1. La table de 5 : la moitié de la table de 10
Pour multiplier par 5, on peut multiplier par 10 puis prendre la moitié. Par exemple, pour 5 × 8 : 10 × 8 = 80, et la moitié de 80 est 40.
2. Les tables de 4 et de 8 : doubler encore et encore
Multiplier par 4, c’est doubler deux fois. Pour 4 × 7 : le double de 7 est 14, et le double de 14 est 28. Pour la table de 8, on double une fois de plus : 8 × 7 = le double de 28 = 56.
3. La table de 9 : deux astuces magiques
Dans la table de 9, la somme des chiffres du résultat fait toujours 9 : 18 (1 + 8), 27 (2 + 7), 36 (3 + 6)… De plus, le chiffre des dizaines est toujours un de moins que le nombre multiplié. Pour 9 × 6, le chiffre des dizaines est 5, et il faut 4 pour arriver à 9 : le résultat est 54.
On peut aussi utiliser ses dix doigts. Mains ouvertes devant soi, on baisse le doigt correspondant au nombre multiplié par 9 (le 4ᵉ doigt pour 9 × 4). Les doigts à gauche du doigt baissé donnent les dizaines (3), ceux à droite donnent les unités (6) : 9 × 4 = 36.
4. Le moyen mnémotechnique « 5, 6, 7, 8 »
Le résultat souvent oublié de 7 × 8 se retient grâce à la suite 5, 6, 7, 8 : 56 = 7 × 8. Les chiffres se suivent dans l’ordre, ce qui en fait un repère très facile à mémoriser.
5. S’appuyer sur un résultat connu
Quand un résultat ne revient pas, on peut partir d’un résultat voisin. Si l’on connaît 6 × 5 = 30, alors 6 × 6 vaut 30 + 6 = 36. Et si l’on connaît 7 × 10 = 70, alors 7 × 9 vaut 70 − 7 = 63. Cette stratégie aide aussi à mieux comprendre la multiplication.
Quelles sont les erreurs fréquentes ?
La première erreur est de réciter la table en entier pour trouver un seul résultat : pour 7 × 6, on recommence à « 7 × 1 = 7 » à chaque fois. Il est préférable de s’entraîner aussi dans le désordre, pour que chaque résultat soit connu isolément.
Une autre confusion fréquente concerne les résultats proches, comme 6 × 8 = 48 et 7 × 7 = 49, ou encore 6 × 9 = 54 et 7 × 8 = 56. En cas de doute, on peut vérifier rapidement : un nombre pair multiplié par n’importe quel nombre donne toujours un résultat pair. Ainsi, 6 × 8 ne peut pas être 49.
Enfin, il ne faut pas confondre multiplication et addition : 3 × 3 = 9, alors que 3 + 3 = 6.
Comment s’entraîner au quotidien ?
La régularité est la clé. Quelques pistes simples pour réviser sans que cela devienne une corvée :
- Des séances courtes : 5 à 10 minutes par jour suffisent.
- Des cartes à questions : la multiplication d’un côté, le résultat de l’autre. On met de côté celles qui posent problème pour les revoir plus souvent.
- Des jeux : dés, cartes, jeux de rapidité ou applications éducatives rendent l’entraînement plus ludique.
- Les situations de la vie courante : 3 paquets de 6 yaourts, 4 billets de 5 €… les occasions de calculer ne manquent pas.
Petit test : entraîne-toi sur les tables
Exercice 1 : 7 × 8
Combien font 7 × 8 ? Réponse : 56. Pense à la suite 5, 6, 7, 8 : 56 = 7 × 8.
Exercice 2 : 9 × 6
Combien font 9 × 6 ? Réponse : 54. Le chiffre des dizaines est 6 − 1 = 5, et 5 + 4 = 9.
Exercice 3 : 4 × 9
Combien font 4 × 9 ? Réponse : 36. On peut doubler deux fois : le double de 9 est 18, et le double de 18 est 36. Grâce à la commutativité, c’est aussi le résultat de 9 × 4.
Exercice 4 : le nombre manquant
Quel nombre faut-il écrire dans … × 7 = 63 ? Réponse : 9, car 9 × 7 = 63. Retrouver un facteur manquant, c’est exactement ce que l’on fait lorsqu’on pose une division.
La méthode à retenir
Pour apprendre les tables de multiplication, inutile de tout mémoriser en une fois. On commence par les tables faciles, on s’appuie sur la commutativité pour diviser le travail presque par deux, puis on utilise des astuces pour les résultats les plus difficiles. Avec quelques minutes d’entraînement chaque jour, dans l’ordre puis dans le désordre, les tables deviennent progressivement automatiques. Et une fois qu’elles sont bien connues, les divisions, les fractions et la règle de trois deviennent beaucoup plus simples !
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